5 questions et réponses sur la clinique du sommeil
La clinique du sommeil prend en charge tous les problèmes qui perturbent le sommeil. Cela concerne non seulement les patients souffrant d’insomnie, mais aussi les personnes qui, malgré une nuit apparemment bonne, restent fatiguées ou somnolentes pendant la journée.
1. Qu’est-ce qu’une clinique du sommeil ?
Les troubles du sommeil sont fréquents. À la clinique du sommeil, vous pouvez consulter pour différents problèmes de sommeil tels que le ronflement, les arrêts respiratoires pendant le sommeil, la somnolence excessive pendant la journée, l’insomnie, les mouvements périodiques des jambes, un sommeil non réparateur, etc.
La clinique du sommeil se compose d’une équipe spécialisée de médecins (pneumologues, ORL, neurologues) et de paramédicaux (infirmiers, psychologues).
2. Qu’est-ce qu’un examen du sommeil ?
Après consultation auprès de l’un des médecins de la clinique du sommeil, ou à la demande de votre médecin généraliste ou du spécialiste qui vous adresse, un examen du sommeil peut être programmé via le secrétariat de pneumologie. Lors d’un examen du sommeil ou d’une polysomnographie, de nombreux signaux sont surveillés, tels que l’activité cérébrale, la respiration, le rythme cardiaque et les mouvements des jambes.
3. Comment se déroule un examen du sommeil en pratique ?
Avant l’examen du sommeil, il vous sera demandé de remplir un questionnaire détaillé. Cela peut se faire en ligne ou sur papier.
L’examen du sommeil a lieu au laboratoire du sommeil du campus de Rumbeke. Vous êtes attendu à 19 heures dans le hall. L’infirmier(ère) vous accompagne jusqu’à votre chambre. Un petit appareil est fixé sur la poitrine et plusieurs électrodes sont collées sur la tête, le visage et la poitrine. En outre, un capteur est placé au bout du doigt pour suivre le taux d’oxygène. D’autres capteurs sont également placés au niveau des pieds afin d’enregistrer les mouvements des jambes. Une sorte de « lunette nasale » permet de surveiller votre respiration.
Une fois installé, vous avez encore le temps de vous détendre un peu et vous allez dormir à votre heure habituelle. Si vous prenez habituellement des somnifères avant de dormir, n’oubliez pas de les apporter avec vous.
Pendant la nuit, l’infirmier(ère) contrôle les données de tous les patients. Vous êtes même surveillé toute la nuit au moyen d’une caméra vidéo infrarouge.
Le matin, tous les capteurs sont retirés, et vous pouvez prendre une douche et déjeuner.
Le résultat de l’examen du sommeil est transmis dans les deux semaines au médecin généraliste et/ou au médecin adresseur.
>> Découvrez ici comment se déroule un examen du sommeil.
4. Quand un examen du sommeil est-il indiqué ?
Un examen du sommeil est surtout indiqué en cas de plaintes de somnolence excessive ou de suspicion d’arrêts respiratoires répétés pendant la nuit.
En cas d’insomnie et de fatigue anormale, un examen du sommeil peut parfois aussi fournir des informations intéressantes, surtout s’il existe une suspicion de trouble du sommeil sous-jacent. Un examen du sommeil n’est pas toujours utile en cas d’insomnie ou de fatigue anormale.
5. Qu’est-ce que le syndrome d’apnées obstructives du sommeil ?
Pendant le sommeil, les muscles de tout le corps se relâchent, y compris ceux de la langue et de la gorge.
Chez les patients atteints de "syndrome d’apnées obstructives du sommeil" (SAOS), le pharynx se rétrécit de manière répétée pendant le sommeil au point que la respiration s’interrompt. Ce rétrécissement du pharynx s’accompagne généralement aussi de ronflements bruyants.
Un arrêt respiratoire se termine par une brève réaction d’éveil (généralement inconsciente). Si ces « arrêts » se produisent fréquemment, cela entraîne une mauvaise qualité de sommeil, avec pour conséquence de la fatigue et de la somnolence pendant la journée.
En outre, les patients atteints de SAOS se plaignent souvent également de ronflements bruyants et gênants, d’un sommeil agité et superficiel, de maux de tête matinaux, de gorge sèche et aussi du besoin de se lever la nuit pour uriner.
Le traitement du SAOS dépend de sa gravité et des symptômes. En cas de SAOS sévère avec plaintes de somnolence, la CPAP (« continuous positive airway pressure ») est souvent le traitement de premier choix. Les patients dorment avec un masque et un appareil qui insuffle de l’air. Dans certains cas sélectionnés, une intervention chirurgicale (par le chirurgien maxillo-facial ou l’ORL) peut également être la meilleure option. Un appareil buccal peut parfois apporter un soulagement. En cas de surpoids, une perte de poids est toujours indiquée, éventuellement accompagnée par une équipe multidisciplinaire.
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